'); })(); Blog d'Anton Panaitesco

lundi 22 avril 2013

Un moment de grâce collective.

En sport, le moment de grâce est quelque chose de magique.
Je ne parle pas d'une intervention divine, juste ce que les Américains et quelques autres appellent le "momentum".
Il s'agit d'un instant où tout ce qu'on entreprends réussit.
C'est quelque chose d'unique à vivre mais aussi à voir.
En sport individuel, le plus souvent, ce momentum se traduit par un exploit individuel. Une personne sur l'aire de jeu va effectuer une action, ou une suite d'actions, qui vont mener à une progression majeure pour son équipe, car oui, le momentum est in instant chargé de panache, mais aussi d'efficacité.
Cependant, parmi tous ces grands moments que j'ai vécu (à mon humble niveau) ou ceux dont j'ai été témoin, ceux qui m'émerveillent le plus (et que je ne m'explique pas), sont les moments de grâce collective.
En effet, il est déjà relativement rare de vivre un instant de grâce à titre individuel (sauf pour les génies qui semblent attirer la réussite plus que les autres), mais alors, que dire d'un instant de magie où plusieurs joueurs touchent le graal en même temps, ces moments où tout s'enchaine, tout arrive comme par magie?

Voici ci-dessous deux exemples que je n'arrive pas à expliquer. Ces deux actions présentent tellement de contraintes techniques et stratégiques pour que l'enchainement aille au bout, tellement de moments où la moindre inexactitude de la part d'un seul acteur pourrait faire échouer toute l'action que je ne vois pas comment la réussite est possible.

Tout d'abord, le dernier en date :



Ensuite, un petit bijou rugbystique de la belle époque du french flair :



Bien entendu, ces deux actions ne sont que des exemples, je peux en citer quelques autres, mais cela reste cependant relativement rare... et inexplicable.

mercredi 20 mars 2013

Pourquoi toujours plus beau ?


Je fais partie des plus vieux de la fameuse génération Y qui fait tant parler d'elle (souvent en mal). Je fais partie d'une génération qui a grandit entourée d'ordinateurs. Du coup, j'ai commencé à jouer aux jeux vidéo dès que j'ai été en age de tenir une manette ou de pianoter sur un clavier (de façon coordonnée j'entends).

Depuis le jour où j'ai lancé mon premier jeu qui n'était alors qu'un amas de pixels à peine ordonnés, chaque nouveauté était plus belle que la précédente.
J'ai assisté à cette course effrénée vers une esthétique plus grande ou un réalisme plus poussé avec un regard plein de complaisance, persuadé comme tout le monde que plus le jeu serait beau et ressemblant à la réalité, plus il serait immersif et donc divertissant.

Aujourd'hui, nous sommes arrivé à un point où l'évolution des jeux en terme de qualité graphique impose une continuelle progression au niveau matériel (ou plutôt les développeurs de jeux font en sorte d'exploiter au maximum les dernières technologies à leur disposition) dans un cas comme dans l'autre, cela impose d'avoir la dernière console ou le matériel informatique le plus récent pour profiter des derniers jeux.

Récemment, je me suis demandé si on appréciait vraiment plus les jeux d'aujourd'hui et, si oui, est-ce parce qu'ils sont plus beaux ou est-ce parce que ils ont gagné autre chose au passage?

Depuis, le doute m'habite...

Si on regarde bien, j'ai probablement passé autant de temps (voir plus) sur un jeu où une grosse boule jaune essaie de manger des petites boules blanches sans se faire manger par les amas de pixels rouge, bleu, jaune et vert que je n'en ai passé sur un FPS de dernière génération et avec probablement un plaisir équivalent voir supérieur.

Est-ce que ma perception d'alors était faussée par mon regard d'enfant qui découvrait les plaisirs vidéo-ludiques?

Qu'apportent les nouveaux jeux par rapports à leurs ancêtres électroniques?
J'ai en effet parlé plus haut de l'esthétique et du réalisme qui permettent d'avoir de génération en génération de jeux vidéo des décors et des personnages de plus en plus authentiques et de l'impact certain que cela peut avoir sur l'immersion.
Mais ce n'est pas, je pense, le seul bénéfice acquis par les dernières générations de jeux vidéo.
En effet, avec les nouveaux supports tels que le DVD, les disques durs de capacité toujours plus grandes, les mémoires vives de plus en plus performantes et importantes, les jeux peuvent contenir une plus grande quantité d'information.

Le joueur n'est plus alors limité à une zone réduite et à des choix limités, il gagne en liberté de mouvement et en taille d'environnements où évoluer et parfois interagir.

Nous sommes passé d'un espace réduit souvent limité à un écran de jeu à des univers complets.

Le problème c'est qu'une fois ces évidences listées, la question demeure: Ces nouveaux jeux sont-ils plus divertissants?

Un ami m'a mentionné une fois la possibilité grâce à internet de jouer avec des adversaires aux 4 coins du monde... c'est vrai... mais avec ma Nintendo et ses deux manettes croyez moi bien que le championnat du monde de mon collège ou de mon immeuble valait son pesant de cacahouètes ! Finalement le vrai plaisir n'est-il pas de jouer avec des gens que l'on connait, dans le confort de son salon à se chamailler à chaque point ou à chaque manche remportée par l'autre ?

Étant dans la difficulté, j'ai tenté de jouer à de vieux jeux. Force est de constater que la magie opère toujours. Je me suis gâté avec un petit Tetris avant de me lancer dans un PacMan à l'ancienne, pour me finir avec un gros MarioKart.
Les plus perspicaces noteront que ces jeux sont de générations différentes, cependant on sera d'accord pour dire qu'ils sont TOUS "vintage".
J'allais alors conclure que même si les jeux d'aujourd'hui sont divertissants et beaux, parfois bluffants ils ne sont pas plus amusants qu'ils ne l'étaient. Je crois pouvoir dire aujourd'hui que je peux autant m'amuser avec une NES qu'avec ma PS3.
Cette conclusion peut cependant être en partie due à une certaine nostalgie, mais après tout, la nostalgie contribue souvent au plaisir.



mercredi 3 août 2011

Une attaque en règle, une réplique en règle

Une petite guerre vient d'éclater entre Microsoft, Apple et Google.
Les 3 géants sont leaders sur le marché des systèmes d'exploitation avec respectivement Windows Mobile, iOS et Androïd.

Microsoft et Apple, se sont récemment associés pour acheter des brevets et les claquer dans les dents de Google.

Pour expliquer leur intéret dans cette affaire, il convient de rappeler que si Apple se "contente" de fournir le système de ses propres téléphones, Microsoft et Google fournissent les système de téléphones construits par des tiers.

Windows Mobile coûte de l'argent à installer sur un modèle de téléphone (au fabricant) et Google Android était jusqu'à maintenant gratuit.

Cela faisait (à performance plus ou moins égales) des téléphones Androïde moins chers que ceux embarquant Windows Mobile ou les iPhones.

Chose surprenante, le VP et directeur du légal de Google vient de se fendre d'une lettre ouverte sur le blog officiel de Google (voir lien ci-dessous).

Ca sent la guerre sale :)

Official Google Blog: When patents attack Android

lundi 13 juin 2011

Ce que je lis

Depuis que je suis au Canada, je me suis remis à la lecture.
L'une des raisons est que j'ai un peu plus de temps (horaires de travail - un peu - moins dingues et nettement moins de gens à voir), mais surtout que je ne me déplace plus en moto mais en Métro.

Voici donc la liste des livres que j'ai lus (ou relus) cette année:
Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Millénium, Tome 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Millenium, Tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air
La fameuse trilogie de Steig Larsson.
Autant le premier tome m'a vraiment bluffé, autant je trouve que les deux suivants s’essoufflent un peu pour ne finalement plus prendre l'intrigue policière que comme une excuse pour son pamphlet féministe (louable au demeurant).

Frankenstein
Le classique de Mary Shelley.
Je l'ai relu avec un grand intérêt, ma première lecture datant de la fin de l'enfance, je n'avais pas saisi à l'époque toute la symbolique des personnages et l'aspect moralisateur du livre.

Le maître du haut château
Superbe exercice de style de la part de Philippe K. Dick: Que ce serait-il passé si les forces de l'Axe avaient gagné la seconde guerre mondiale. À lire absolument!

Siva
Le grand classique (et surtout l'introduction à la trilogie divine) de Philippe K. Dick.
La quête mystique d'un homme qui a rencontré dieu (ou peut-être pas).

Coulez mes larmes, dit le policier
Encore du K. Dick (J'adore), l'histoire angoissante d'un homme qui n'existe plus.
Rapide à lire et prenant, la fin reste un peu décevante à mon gout.

Le Portrait de Dorian Gray
Probablement l'un des ouvrages de la littérature anglaise que je préfère, Oscar Wilde y présente ici la descente aux enfers d'un homme dont l’inimaginable beauté s'avère un très lourd fardeau.
Pour ceux qui aiment les aphorismes, cet ouvrage est une bible !

Le Vampire de New-York
Rapide à lire, ce roman est un bon moyen de passer le temps, sans être un chef d’œuvre de la littérature, cette histoire de trahison et de meurtre sur fond de vampires se laisse lire facilement.

Vanish
Le livre commence comme un roman de Stephan King pour se terminer... je vous dit pas.
Pas intéressant comme livre, je n'ai pas aimé la fin, mais c'est dû à mes croyances personnelles.

Midnight in Madrid
Une bonne histoire sur fond d'anti-terrorisme, probablement pas un chef d’œuvre, mais agréable à lire.

Le tout en V.O. bien entendu! 

J'ai finalement probablement plus lu en un an que dans les 5 années précédentes...


lundi 12 avril 2010

Une coincidence?

Une chose me surprend avec les différents championnats de Rugby à XV européens, les clubs sont composés de joueurs de tous pays (avec effectivement une dominante de joueurs du cru).
D'ailleurs, beaucoup de clubs sont accusés de ne pas avoir d'âme et de recruter des mercenaires pour atteindre les sommets du classement.

Cependant, malgré toutes ces critiques et un nombre non négligeable d'étrangers dans leurs rangs, les résultats des clubs européens semble étrangement liés à ceux de leur équipe nationale.

Par exemple: L'an dernier, le classement du tournoi des 6 nations était le suivant:
1. Irlande
2. Angleterre / France / Galles

En H-Cup, au niveau des demi-finales nous avions 2 clubs Irlandais, un club Anglais et un club Galois pour une victoire finale du Leinster (Irlande)

Cette année, nous ne connaissons pas encore le gagnant de la H-Cup, en revanche, le classement du Tournoi est :
1. France
2. Irlande
3. Angleterre

Et en demi-finales nous retrouvons 2 clubs Français, et 2 club Irlandais.

Ce parallèle est troublant, surtout si on remonte au niveau des quarts avec 4 clubs Français, 2 Irlandais, 1 Anglais et 1 Gallois.

Les championnats seraient-ils finalement un bon indicateur du niveau national?

La mort gagne du terrain à Paris

C'est assez déprimant, il y avait entre chez moi et l'école de ma fille (c'est à dire pas loin) un restaurant que l'on m'avait maintes fois recommandé.

Le restaurant

A force de repousser, je n'ai pu m'y rendre et le restaurant a fermé (pour travaux pensais-je naïvement).

Aujourd'hui l'emplacement a réouvert, mais ça a l'air moins guilleret...

Maintenant

La mort gagne du terrain, moi ça me déprime...

vendredi 26 mars 2010

Ces sites web qui ont changé notre vie.

Souvenez vous de votre vie avant internet.
Comme le disait Aznavour: "Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître."
A cette époque, tous les foyers Français étaient abonnés à un magazine TV pour connaître à l'avance les programmes, on achetait Pariscope ou l'Officiel des spectacles pour programmer une sortie ciné, spectacle ou musée.
On se déplaçait dans des agences pour acheter des billets d'avion, chercher un appartement.
Les revues de presses s'écoutaient à la radio le matin et il fallait acheter son journal en kiosque.

Puis internet est arrivé...

J'en profite pour donner une mention spéciale ici au Minitel, ancêtre Français d'internet sur bien des points (achats à distance, clubs de rencontre, discussion en ligne,...).

Avec l'avènement de l'Internet, sont apparus une multitude de sites web. Certains juste pratiques, d'autres ont tout simplement bouleversé les habitudes des gens:

Les sites (accessibles en France) en situation de quasi-monopole:
- Allocine : Programmes cinéma en ligne.
- Amazon : Achat de livres, DVD, jeux vidéos,...
- Facebook : Réseau social (mention spéciale à copainsdavant, son ancêtre en France) d'échange et de contact.
- Twitter : Réseau social où l'utilisateur exprime son avis ou son sentiment en 144 caractères max.
- Wikipedia : la plus grande encyclopédie (participative) au monde (à ma conaissance).
- Deezer : Ecoute de musique à la demande gratuitement.

Les sites en concurence acharnée:
Certains sites se livrent une lute acharnée, et sont en fait choisi par les utilisateurs par la force de l'habitude ou une préférence personnelle.
- Agences de voyage: Expedia, Go-Voyages, Lastminute,...
- Programmes TV: Telestar, Telerama, Eurotv,...
- Materiel informatique: Dell, Fnac, Apple,...
- Blogs: Blogger, Wordpress,...
- Email: Yahoo, Hotmail, AOL, Gmail,...
- hébergement vidéo : Dailymotion, Youtube (24h de vidéo hébergé toutes les 2 minutes), vimeo,...

La nébuleuse Google:
Google est un alien sur la planète web, sorte de Microsoft de l'internet, google développe des outils pour tout, et achète les outils performants qu'ils ne peuvent (ou ne souhaitent) développer eux même.
Personellement absolutment fan des outils google, je vais me permettre de faire ici une liste de ceux que j'utilise le plus souvent:
- Le moteur de recherche (évidement) - Mention spéciale à Altavista, précurseur dans le domaine, dépassé rapidement par google.
- Gmail : Leur service d'email gratuit
- Calendar : Calendrier
- Documents : Gestion de documents type office, pdf,...
- Picasa : Hébergement de galeries photo
- Reader : agrégation de flux RSS
- Blogger : Hébergement de blogs
- Youtube : Hébergement et partage de vidéos.

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, je me demande comment on ferait sans internet...

jeudi 18 mars 2010

Pourquoi le match de Samedi est historique.

Tout d'abord, pardon pour cette longue absence, beaucoup de travail et peu de temps libre.
Mais ce qui m'amène sur ce blog aujourd'hui, ce n'est pas les excuses, c'est le match de rugby de Samedi qui opposera le XV de France au XV de la rose (l'Angleterre).

Ce match se doit d'être historique, il fera peut-être partie de notre mémoire collective.

Tout d'abord le tournoi (si on prend comme date de création le jour ou la France a rejoint les 4 nations Britanniques pour former le tournoi des 5 nations) a cette année 100 ans et ce match sera le dernier du tournoi du centenaire.

Ensuite parce qu'en 100 ans, les Grands Chelems (victoire d'une équipe à tous les matchs) n'ont pas été si fréquents (35) en comptant les 15 tournois disputés avant l'entrée de la France dans la compétition et que sur ces 35 Grands Chelems, seuls 8 ont été remportés par la France et que cette année, la France est la dernière équipe capable de remporter ce titre.

Cette rencontre est aussi importante car depuis le début de l'ère Lievremont, la France avait été incapable d'aligner 3 victoires de suite et qu'elle en est "déjà" aujourd'hui à 4, ce serait donc la 5ème, ce qui serait de bonne augure avant la coupe du monde qui débutera dans un peu moins de 18 mois.

Enfin parce que de toutes les rencontres que dispute l'équipe de France, celles contre l'Angleterre sont souvent les plus disputées, laissant parfois un goût âpre dans la bouche. Ces deux équipes se connaissent extrêmement bien et se craignent.
La France craint la rigueur et l'efficacité traditionnelle de l'Angleterre et l'Angleterre craint la vista et le "flair" à la Française.
Certains ajoutent à cela des siècles d'hostilité entre ces deux voisins séparés par un petit bras de mer, toujours est-il que tous les joueurs Français ou Anglais ayant eu la chance de porter le maillot national à l'occasion d'un "crunch" (comme l'appellent les Anglais) ont certifié qu'il s'agissait d'un rendez-vous très spécial avec une pression différente de tout autre match.

Le match ne sera peut-être pas beau, il sera probablement serré, mais il sera certainement historique.